« le socialisme proclame que la République politique doit aboutir à la République sociale. » Jean Jaurès
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Démocratie de débat – Les problèmes
L’information joue un rôle important dans toute démocratie. Et pourtant 9 milliardaires se partagent la plus part des médias français. Ce qui conduit à toujours présenter les mêmes experts, avec les mêmes opinions et les mêmes réponses aux problèmes. Certain trouvent amusant de mettre leur marchandise, au service et pour promouvoir le fascisme. Cet outil, essentiel en démocratie devient une simple marchandise, et sert les intérêts de leur propriétaires, aussi bien économiques, que fiscaux. Comme si la liberté de la presse s’achetait à la bourse!
Moralement destinée à encourager les citoyens à réfléchir, les médias ont adoptés un style simple, superficiel et émotif. Leur bute étant de vendre du « temps de cerveau disponible ». En gros plus le citoyen-consommateur s’abstient de réfléchir, plus les publicités seront efficaces. Avec de telles méthodes, les sujets qui intéressent les citoyens peuvent être omis. Par le jeux des apparences, il est possible de soutenir et d’encourager des idées, qui sont réellement impopulaire. Seules les images comptent. Seuls les détails ont de l’importance. La critique est reléguée en leur marge.
N’y a t’il pas en France, une volonté de voir une politique sociale être mise en œuvre ? En tout cas une réelle hostilité aux réformes anti-sociales. Comment s fait-il que cette volonté ne se traduise pas en votes ? Comment les électeurs se font-ils déposséder de leur pouvoir électoral ? L’expression de la volonté générale nécessite une bonne information !
I. Démocratie de débat – Les problèmes
« Quand les hommes ne peuvent changer les chose, ils changent les mots.» Jean Jaurès
A. Des médias relais du libéralisme mais aussi du fascisme.
Les médias sont des entreprises et les programmes sont des marchandises. Ce sont d’importants acteurs de la course aux profits, initié par quelques milliardaires, qui en sont propriétaires. Ce fait influence l’orientation libérale de l'information. En France, nous pouvons voir deux filtres principaux qui vont aboutir à une orientation libérale de l'information. Le premier est le lien de propriété, avec des gens très riches. Leurs jouets servent à faire baisser leur impôts et nos droits sociaux. Certain de ces propriétaires trouvent même amusant de promouvoir le fascisme. C’est le cas des médias de Vincent Bolloré. Dont le pluralisme, et le temps de parole attribuée à la droite et de l'extrême droite, ont été dénoncé par l'ARCOM. Nous pouvons aussi constater que les médias publics ne se distinguent pas du privé, les politiques nommant des libéraux à leur tête. Puis les médias, publics et privés sont un monde clos. Les directeurs, animateurs vedette, les plus riches et les plus libéraux, peuvent changer de l'un à l'autre et entretiennent un état d'esprit médiatique unique. Le second filtre est la publicité, donc des entreprises qui vont veiller à la bonne marche du « business ». Nous avons donc une logique médiatique où les solutions des problèmes, ne peuvent se résoudre que dans le cadre libéral. Toute contestation de cette idéologie, se fait exclure ou s'exprime de manière marginale. Les débats qui existent sont encadrés et soumis à cette logique. Nous assistons ainsi à des aberrations. En 1944, le CNR (Conseil National de la Résistance) créa un programme social et démocratique qui fût mis en place à la libération. Aujourd'hui ce programme, tel que la sécurité sociale, est remis en cause, car « nous n'avons plus les moyens ». Comment un pays riche comme la France, des années 2025, ne peut-elle plus se permettre ce qui à été fait dans les années 1944, dans un pays dévasté par la guerre ?
La possession de médias permet aussi une emprise sur le politique, avec des vues plus mercantiles. Un empire comprenant du transport, de logistique et d’énergie, comme celui de Vincent Bolloré, peut dépendre la commende publique. De là à établir un contrôle sur les élus, il n’y a qu’un pas. Les médias Dassault, favorisent l'achat d'armement Dassault. TF1, LCI favorisent la construction Bouygues. C'est le même groupe. Nous pouvons penser que l'omerta sur le nucléaire tient sont origine ici (Bouygues Constructions a une spécialité dans la construction de centrales nucléaires). Nous pouvons aller plus loin dans la dénonciation de cette information business. Les grandes entreprises exercent sur les médias un rôle de clients (publicité). Or ces médias peuvent s'abstenir de dénoncer, ou ménager des faits nuisant à l'image de leurs clients. D'une manière l'information s'intéresse peu aux grandes entreprises, sauf dans des cas marquants. Les médias ne sont pas du tout tentés de désignés une grande entreprise, face à ses concurrents, pour sa politique anti-sociale ou anti-écologique. Sauf quand une marré noire, ou des délocalisations arrivent. Ces cas semblent rares et ponctuels.
La vision du monde que nous proposent les médias, est celle d'une soumission des peuples, de leur démocratie, aux intérêts économiques, au libéralisme, et à l'oligarchie qui est derrière. S'opposer à cette logique est irrationnelle, irresponsable, nous disent ils. Pourtant ce libéralisme est une construction politique. Des millions d'euros peuvent voyager à des vitesses qu'aucune personne ne peut rêver atteindre un jour. De nombreux traités viennent bâillonner les peuples, et organiser leur concurrence. L'Europe, dont je regrette le manque de démocratie, écrase les peuples par une technocratie libérale, et vient renforcer cette logique. Les syndicats et mouvements sociaux sont dénigrés et rabaissés sans leur donner réellement la possibilité de se défendre et de s'expliquer publiquement. Ils leur accorde peu de temps de parole. Ces accusations partisanes et idéologiques, sont souvent simplistes, caricaturaux. Les médias leur reprochent de refuser le changement, la réforme en tant que tel. Le changement pour le changement, la réforme pour la réforme c'est ridicule. Vu que ces syndicats ne peuvent s'exprimer aisément, ils sont aussi rabaissés à des comportements irrationnels de peur ou de colère, de simples grognements.
Un exemple concret de la manière où les médias roulent pour le libéralisme est celui des retraites. D'une part il faut être franc, il existe deux écoles d'économistes qui proposent une réforme de ces retraites. L'une libérale, bien connue, qui souhaite repousser l'âge de la retraite. Et l'autre sociale, qui souhaite maintenir l'âge de la retraite à 60 ans et souhaite par exemple faire contribuer la finance. Il s'agit d'une école qui cherche à redistribuer les richesses vers les classes moyennes et pauvres. Dans les médias, seule l'école libérale s'exprime et s'exprime de manière hégémonique. L'école sociale est exclue des grands médias.
L’un des thèmes des médias, est l’insécurité et la stigmatisation des musulmans. Le but semble évident, favoriser la droite et l’extrême droite. Quel autre intérêt y a t’il à faire encore et encore de nouvelles lois sur le voile et la laïcité ? Ou de faire encore et encore de nouvelles lois sécuritaires, comme des prisons haute sécurité en Guyane. La question de l’efficacité, n’est même plus posée. Autant dire que plus elle égratigne les droits humains, et provoque le scandale, mieux c’est. Elles peuvent aussi être complètement contre-productives, ça n’a aucune importance. Nicholas Sarkozy a t'il pas avoué : « je suis dans l’action, pas dans la réflexion » ? C’est une politique de brute, pris dans une spirale de surenchères. Sur le long terme, le discourt des fascistes est légitimé et ils se renforcent électoralement.
Les médias d'aujourd'hui sont au service de milliardaires, qui sont très riches oligarques, se servant de cette « marchandise » pour servir leurs intérêts. Ils veulent payer moins d'impôts pour les retraites, l’assurance maladie, les services sociaux en générale. Cela leur coûte cher et ils ont les moyens de subvenir à leurs besoins par une logique de marché pur. Certains trouvent que payer des impôts, au reste de la société est insupportable. Des sociétés qui leur ont permis de s’enrichir et dont ils ont beaucoup profité. Parmi ces milliardaires, certains trouvent ceci tellement insupportable, qu’ils militent pour des régimes fascistes. Cette marchandisation des médias est leur privilège, et non un outil servant le bon fonctionnement de la démocratie. Ils ont autant de pouvoir, que ces médias sont superficiels. Qui donc oublient de parler des vraies questions.
B. Des médias simples, superficiels et émotifs.
D’une manière générale, les médias nous bombardent d’une foule de détails, mais l’essentiel est parfois omit, ou reste flou. Une volonté de jouer avec les émotions, comme la peur ou le dégoût, est évidente. Cela ne se fait pas sans conséquences politiques. Aujourd'hui nos médias, chez nous, ne sont pas mieux.
Un exemple historique, dont les conséquences ont étés dramatiques est la guerre d’Irak, en 2003. En occultant les vrais raisons, de cette guerre, les médias l’ont permis. Aujourd’hui nos médias, ne sont pas mieux, qu’a cette époque. Nous connaissions tous la couleur des chars américains, en 2003. Mais très peu de journalistes se sont attardés sur les vrais raisons. Avec une multitude de détails, les citoyens américains ont crut à une menace irakienne, ont eu peur de Saddam Hussein. Il a été abusivement associé à Ben Laden. Il était censé détenir des « armes de masse destruction ». Sa cruauté était une réalité mais « libérer » un peuple, pour aller soit même torturer ces gens, n’a pas de sens. Les américains ont été manipulés par leur gouvernement et leurs médias sont complices. En discutant de petits détails, tel que Ben Laden et Saddam Hussein se sont-ils rencontrés ? Quel jour ? Où ? Ils ont crées l’idée que les deux étaient alliés. Saddam Hussein avait-il été livré en uranium de tel ou tel pays ? Et donc créer l’illusion qu’il avait des « armes de masse destruction » ? Tout ceci était faux. Les journalistes pouvaient sérieusement en douter. D’abord Ben Laden et Saddam Hussein, ne sont pas du tout de la même tendance politique. Et puis le paradoxe est que si Saddam Hussein avait réellement des « armes de masse destruction », les américains n'auraient pas attaqués. Puis le régime Irakien étaient financièrement exsangue et il était douteux, qu'il ait les moyens de les construire. En discutant de détails, avec une charge émotionnelle forte, la question la plus importante a tout simplement oubliée, même en Europe : « pourquoi cette guerre ? ». La réponse semble être le contrôle du pétrole irakien. Cette superficialité et émotivité des médias américains, qui existe aussi chez nous, ont réellement permis cette guerre !
Posons nous la question : « pourquoi cette superficialité et émotivité ? ». Évidemment ce n'est pas pour nous manipuler que les médias ont choisis un tel langage. Non la raison est de nous préparer à ingurgiter leurs publicités. Comment voulez vous que leurs clients, les publicitaires, nous vendent des produits pas toujours utiles, stimulent notre envie de changement, avec des produits qui peuvent encore durer, si nous réfléchissons réellement ? C'est un problème pour les publicitaires, les publicités devient moins efficace. Les médias, c’est connu, vendent « du temps de cerveau disponible ».
Une des aberrations que sont capable les médias, sont des dissertations sur images, sur les différentes stratégies de communications. La chose est analysée, disséquée de manière intellectuelle, scientifique et peut occuper une bonne partie du temps d'antenne. Ce qui me fait dire que les spectateurs, ne sont pas hostiles ou imperméables, à des interventions intellectuelles. Ce ne sont pas des abrutis, même avec des médias abrutissants. Et constatons que le niveau d'études n'est pas mauvais en France. Par contre ce qui est affligeant c'est le sujet de ces « documentaires ». Le sujet de ces dissertations, sont d’une superficialité déconcertante.
Un autre exemple de cette superficialité, est le traitement médiatique au sujet de Jean-Luc Mélenchon et des Insoumis. Il suffit que l’un d’eux jouent au football, avec une photo d’un ministre sur la balle, et tous les médias crient au scandale. C’est indélicat, mais quant même pas aussi grave que des manifestants éborgnés ou mutilés, à cause de l’usage disproportionné de la force publique ! Le type d’informations, que les médias oublient. Si Jean-Luc Mélenchon exprime son hostilité contre le gouvernement israélien, il est accusé d’antisémitisme. Depuis quand, le fait de critiquer un gouvernement, qui est quant même soupçonné de génocide, légitimiste t’il de tels fatwa ? Quel lien avec les valeurs démocratiques ? Le fait qu’il dirige la LFI de manière sectaire, est-il plus grave que de légiférer avec des lois, comme la loi retraite, totalement impopulaires ? Nous voyons ici comment un traitement médiatique, focalisé sur des détails, peut conduire à deux traitement différents selon la sympathie ou l’antipathie qu’éprouvent les médias et leurs hiérarchie.
En conclusion, je vous propose ce joli proverbe chinois qui dit : « Le sage montre la lune, l'idiot voit le doigt ». Le doigt est l'aspect superficiel mais le plus visible. Nos médias sont obsédés par le doigt, ils en sont les spécialistes !
C. Élections et contre pouvoir défaillant.
J’aimerais faire un petit historique des dernières élections présidentiels. Depuis une vingtaine d’années, les politiques se veulent du changement, se déclarent anti-système. Il s’agit d’une stratégie de communication, du marketing, qui cache une certaine réalité. Quant 80 % des travailleurs sont opposés à la reforme des retraites, et qu’elle est réellement votée, il y a un problème. La casse de l’état providentiel serait-elle complètement impopulaire ? Le mot même de « libéralisme » est en effet complètement rejeté. Et pourtant ce sont ces élus qui gagnent les élection. Engendrant déception et sentiment d’être trahit. Ce qui débouche sur un vote inquiétant, pour l’extrême droite. Pourquoi ? D’où vient ce paradoxe ? Sommes-nous réellement gouvernés contre notre gré et manipulés pour élire et réélire ces politiques ? N’y a t-il pas en France une volonté sociale, qui est contredite d’élection en élection ? Générant un mécontentement qui fait monter l’extrême droite, une autre escroquerie.
Le candidats des médias en 2007, était Nicholas Sarkozy. Son show portait sur le problème de sécurité. Sujet où les médias ont évité tout esprit critique. C’est ainsi que le « super flic » s’est révélé être en réalité, le dernier des escrocs et condamné par la suite dans de nombreuses affaires ! Rien que ça ! Pourtant les propositions chocs, brutaux, les scandales autours des droits humains, ne révèlent-ils pas des problèmes efficacité et une surenchère sécuritaire ? Une politique démagogique, qui sont des escroqueries morales ! N'a t'il pas avoué : « je suis dans l’action, pas dans la réflexion » ? Ses propositions sécuritaires sont devenus un thème important de la campagne de 2007. Un thème qui se fait en opposition des questions sociales, justement.
En 2012 le fait marquant était de Nicholas Sarkozy était très impopulaire. Le candidat le plus à droite de l’autre parti, Dominique Strauss-Kahn, avait chuté, laissant la place à François Hollande. Il n’était pas le seul candidat à gauche. Une certaine image placide, mou lui collait à la peau. Pourtant au moment crucial, les primaires socialistes du 9 et 16 octobre 2011, il à bénéficié de l’appui des médias. C’est sans doute le seul moment de sa carrière, qu’il bénéficia d’une image dynamique, le meilleur candidat à pouvoir battre Nicholas Sarkozy ! Cela ressemble à une construction de circonstance. Au final au moment de l’élection, il n’a pas fait un score si formidable que ça.
Le président suivant est Emmanuel Macron, qui gagna les élections en 2017 et 2022. Son principal argument était un vote d’opposition à Marine Le Pen. Autant dire que la question sociale, fût occultée. Et malgré cela, son bilan en termes de droits humains, n’est pas bon. Il est accusé d’user disproportionnellement de la force publique, lors de manifestations. Un climat malsain se fait sentir avec un racisme systémique et des discriminations. La France a encore livrée des armes à Israël. La dissolution de l’assemblée nationale en 2025, est suspectée d’avoir été faite pour soutenir le RN.
J’ai l’impression que depuis de nombreuses années, nous avons fait des choix sans en connaître réellement la portée. C’est comme si nous étions dépossédé de notre vote. Et je ne parles même pas du chantage des milieux financiers et des milliardaires, au sujet d’une politique qu’ils désapprouveraient. Et au final posons la question, à qui obéissent les politiques : le peuple ou l’argent ?
D. Conclusion.
Reflet des intérêts et valeurs des millionnaires à qui elles appartiennent, les médias, promeuvent le libéralisme économique et parfois même le fascisme. Ce sont des marchandises, qui doivent être rentabilisées comme si la liberté de la presse, s’achetait en bourse. Leur vrais clients, ceux qui achètent des publicités, veulent des informations simples, superficiels et émotives. Un citoyen-consommateur qui réfléchit est y sont moins sensible. Cette méthode permet de discuter beaucoup sur des détails, tout en occultant les vrais questions. Ce qui conduit à un paradoxe, les français, qui veulent des politiques sociales, finissent par élire ceux qui les détruisent. D’où le sentiment que depuis de nombreuses années, en France, les citoyens sont dépossédés de leur vote.
La démocratie telle que nous la conservons aujourd'hui, repose sur un principe simple. C'est la possibilité imprimer, à partir de tampons de caractères, en les imbibant d'encre, une feuille. C'est l'imprimerie de Gutenberg, qui a donné lieu à la presse écrite. Or le monde a évolué, la radio, la télévision, Internet, la démocratie non. Nous vivons encore dans une démocratie du XVIIIième siècle. Créons la démocratie du XXIième siècle. Et je ne mentionne même pas le problème de concentration des médias, autour de quelques grands groupes de presse.
Dernière modification le jeudi 01 janvier 2026 à 11H51



